Les règles du jeu
Pour le 26 avril
Le 26 avril, on débranche tout ce qu’on peut. Le but est de réduire sa consommation d’au moins 80%, une façon symbolique de montrer qu’on est capable de changer les modes de vie pour éviter qu’on nous dise ensuite que sortir du nucléaire est une utopie et que jamais les renouvelables ne pourront satisfaire notre insatiable appétit énergétique.
Chiche.
L’idéal est de disjoncter la maison, avec toutefois quelques bémols si on a ce type d’équipements :
- un réfrigérateur
- un congélateur
- une pompe de circulation d’un chauffe-eau solaire
Si on le veut, on peut relever les indications du compteur à 0h, et à nouveau 24h plus tard : la différence donnera le nombre de kilowatts-heures consommés cette journée (idéalement : zéro). On pourra ensuite comparer cette valeur à sa consommation habituelle et se convaincre qu’avec un peu d’efforts, on devrait pouvoir sacrément réduire sa consommation le reste de l’année, et ainsi rendre possible la sortie du nucléaire que nous sommes nombreux à souhaiter.
Par rapport à Earth Hour ?
Earth Hour, c’était juste les lumières, et juste pendant une heure. Là, c’est (presque) tout, et pendant 24 heures. Parce qu’il faut plus que des efforts indolores pour sérieusement envisager un monde d’énergie renouvelable.
Et le reste de l’année…
Bien entendu, l’objectif n’est pas de rester dans le noir toute l’année, mais on peut poursuivre la réflexion et les efforts de sobriété le reste de l’année, par exemple en empruntant un watt-mètre et en réalisant un diagnostic détaillé de ses habitudes de consommation.
Notons que le maître-mot de cette journée est d’abord la sobriété, l’efficacité énergétique viendra ensuite – on cherche en priorité à faire sans ou à faire autrement, plutôt que de mettre en décharge un truc qui fonctionne pour le remplacer par un truc qui consomme trois pouièmes de moins.